« Usines à trolls » russes : de l’association patriotique locale à l’entreprise globale

Par Colin Gérard, doctorant à l’IFG et à l’INRIA

De leur origine en 2010 à leur coup d’éclat lors de la présidentielle américaine de 2016, retour sur les « usines à trolls » russes à travers le cas de l’Internet Research Agency. Une organisation toujours mystérieuse et dont l’impact des manipulations reste à déterminer.

Commenter, moquer, parodier, harceler en masse. Basée à Saint-Pétersbourg, l’Internet Research Agency (IRA) était chargée de prendre d’assaut les plateformes de communication en ligne, réseaux sociaux, plateformes de vidéos ou sites internet de médias, en les noyant de commentaires, vidéos et mèmes, et d’organiser des rassemblements dans des États tiers, en l’occurrence aux États-Unis. Des objectifs clairs, qui lui ont valu le surnom d’« usine à trolls ».

Le 18 avril 2019, le département américain de la Justice publiait une version expurgée du rapport issu de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump pour la présidentielle de 2016. L’enquête ne fait état d’aucun lien avéré entre l’équipe du candidat et la Russie, mais éclaire sur le rôle de cette organisation au fonctionnement opaque …

Lire la suite sur le site de la « revue des média » de l’INA

Nous contacter

Phrase d'accroche facultative.

Captcha illisible ? Regénérer. captcha txt