Entretien avec Kevin Limonier consacré aux enjeux de cybersécurité et à la cyberstratégie

Entretien avec Kevin Limonier consacré aux enjeux de cybersécurité et à la cyberstratégie

DIGITEMIS
15 juin 2022

Entretien avec

Kevin Limonier, professeur à l’institut français de géopolitique et chercheur Geode, spécialiste de la Russie et de son cyberespace a répondu aux questions de Mathieu Boisseau (Digitemis) dans le cadre d’une série d’entretiens consacrés à la géopolitique, aux enjeux de cybersécurité et à la cyberstratégie.

Dans cet entretien, retour sur l’héritage soviétique, la structuration du Runet, le conflit en Ukraine ou encore la cyberstratégie de l’État russe.

Retrouvez l’entretien ici !

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Conférence : Données et réseaux numériques, l’autre front de la guerre en Ukraine

Conférence : Données et réseaux numériques, l’autre front de la guerre en Ukraine

Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand
30 mai 2022

Conférencier

Conférence de Kevin Limonier le 20 juin 2022, Clermont-Ferrand.

Après une première conférence d’Isabelle Facon, Directrice adjointe à la Fondation pour la recherche stratégique, sur Les ambitions géopolitiques de la Russie à l’épreuve de la guerre en Ukraine, la Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand propose un deuxième éclairage sur ce conflit en invitant Kevin Limonier.

Maître de conférences en géographie et en études slaves à l’Institut Français de Géopolitique (Université Paris 8) et Directeur adjoint de GEODE, il interviendra le lundi 20 juin à 17h00 à la Maison des Sciences de l’Home de Clermont-Ferrand, amphi 220, sur le thème Données et réseaux numériques, l’autre front de la guerre en Ukraine.

Pour en savoir plus et pour participer c’est ici.

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Contested Spatialities of Digital Sovereignty

Contested Spatialities of Digital Sovereignty

Geopolitics, Vol 27, 1, 2022
1 avril 2022

“Digital sovereignty” has become a buzzword in digital policies. Contrary to the imaginary of digital transformation as preceding an era of limitless global networking in the 1990s, approaches to state regulation and delimitation of data flows as well as programmes for national digital infrastructures are justified with calls for digital sovereignty across very different contexts. This forum brings together contributions from political geography, law, computer science, and ethics that compare and analyse discourses and practices of digital sovereignty. The case studies on Russia and the EU reveal parallels as well as fundamental differences in the conception and implementation of digital sovereignty. Essays on the challenges posed by new forms of cross-border interaction (such as cloud computing) and new actors (such as digital platforms) illustrate that the traditional coupling of concepts of sovereignty, territoriality and the state, of jurisdiction and borders, must be rethought. The essays in this forum thus make it clear that the digital transformation is not simply a socio-technical modernisation process. It is rather shaped in specific ways and should be understood and analysed as (geo)-political discourses and practices. The forum contributes to the development of a political digital geography that analyses how the digital transformation is contested and produced in specific ways and unearths the politics and spatialities conceived and produced in these discourses and practices.

Read the full article here !

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La Russie peut-elle se déconnecter d’Internet ? Kevin Limonier

La Russie peut-elle se déconnecter d’Internet ? Kevin Limonier

Le Rubicon
10 mars 2022

 

Dans cet article publié dans Le Rubicon, Kevin limonier, chercheur et directeur adjoint de GEODE, professeur à l’Institut Français de géopolitique, nous parle de l’internet Russe – Runet – et des frontières numériques en tant qu’objet technique et géopolitique.

En 2019, la Douma a adopté la loi FZ90, baptisée loi du « Runet souverain ». Elle prévoit de donner à l’Etat les moyens juridiques, administratifs et techniques de contrôler l’intégralité des flux de données entrant et sortant du territoire russe et, le cas échéant, de déconnecter le pays du reste du monde en cas de « menace extérieure avérée ». Plusieurs semaines après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la déconnexion prévue par la loi de 2019 n’a toujours pas eu lieu, alors même que le pays est progressivement isolé de nombreux flux financiers, logistiques et économiques de la mondialisation soit par des sanctions, soit par l’action du gouvernement russe lui-même. […]

Vous pouvez lire l’article complet ici !

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Podcast « Terrain de recherche » avec Kevin Limonier

Podcast « Terrain de recherche » avec Kevin Limonier

Campus Condorcet
10 mars 2022

Dans ce second épisode du podcast « Terrains de recherche – Les SHS à l’œuvre au Campus Condorcet », le Campus Condorcet donne la parole à Kevin Limonier, géographe spécialiste du cyberespace russophone, directeur adjoint de GÉODE, centre de recherche et de formation de l’Université Paris 8, qui analyse les enjeux géopolitiques liés à la révolution numérique, et étudie la « datasphère » en associant géopolitique et sciences des données.

Podcast à écouter ici

AU PROGRAMME DE CE PODCAST :
  • 0,49 : La datasphère : une nouvelle dimension du territoire
    #Datasphère #DynamiquesSpatiales #Capteurs #Métadonnées
  • 3.51 : Comment analyse-t-on la datasphère ?
    #Twitter #Géolocalisation #Cartographie #Script #API
  • 6.38 : Aucune donnée n’est anodine
    #FrigoConnecté #MontresConnectées #ForcesSpécialesFrançaisesAuSahel #CosmodromeDeBaïkonour #DGSE
  • 9.14 : Tous les conflits géopolitiques génèrent des données
    #Haut-Karabakh #Drones #PhotosSatellites 
  • 10.53 : Les couches basses et hautes du cyberespace 
    #DonnéesBrutes #DonnéesSignifiantes #Routeurs #ProtocoleRéseau #Censure #Kazakhstan #FakeNews #Crimée
  • 14.23 : L’open source intelligence
    #OSINT #Navalny #FSB #Hacker
  • 19.28 : GÉODE : un centre de recherche et de formation
    #IndépendanceDeLaRecherche #MinistèreDesArmées #LabelDExcellence #Former #EnjeuxDuCyberespace #MasterSpécialisé
  • 23.05 : Mot de la fin : « La mission émancipatrice de la géopolitique »#QuiContrôleLesDonnées
    #Whatsapp #Google #Yandex #NSA #MessagerieChiffrée
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La Russie peut-elle vraiment se débrancher de l’internet mondial ?

La Russie peut-elle vraiment se débrancher de l’internet mondial ?

L'Obs
8 mars 2022

Dans cet article du journal L’obs, Kevin Limonier apporte des éclairages sur l’internet russe, notamment sa capacité et son intérêt (ou non) à se débrancher de l’internet mondial.

Article à lire ici !

[Extrait]Les autorités russes envisageraient d’autonomiser leur pays de l’internet mondial, pour mieux contrôler la propagande interne. Un fantasme qui pose encore de nombreuses questions.

« Depuis 2019, les Russes tentes d’autonomies leur internet – le « Runet » -, en se dotant, tant du point de vue des infrastructures que des services (moteurs de recherche, e-mails, réseaux sociaux), de réseaux qu’ils puissent contrôler totalement. Le but étant de pouvoir se débrancher de l’internet mondial », nous rappelais Ama Mhalla […]

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GEODE à La Fabrique Défense 2022

GEODE à La Fabrique Défense 2022

La Fabrique Défense
3 février 2022

Le centre GEODE était présent pour la deuxième édition de La Fabrique Défense organisée par le ministère des Armées à la Grande Halle de la Villette.

Nos chercheurs ont participé et organisé notamment la table ronde « La cyber défense dans l’Union européenne« , modérée par Frédérick Douzet, directrice GEODE avec les interventions de Heli Tiirmaa-Klaar, directruce du Digital Society Institute et d’Aude Géry, chercheuse GEODE

Grâce aux outils développés en collaboration avec Cassini nous avons pu faire découvrir l’expérience de se promener dans un graphe de données issues des réseaux sociaux, en réalité virtuelle.

Cet événement a été l’occasion d’affirmer à nouveau le soutien de GEODE et de l’Institut Français de Géopolitique (IFG) pour le programme des Cadettes de la Cyber conduit par le Pôle d’Excellence Cyber depuis novembre 2021.

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Podcast – Internet au pays des Soviets

Podcast – Internet au pays des Soviets

France Culture
3 février 2022

Kevin Limonier, directeur adjoint de GEODE, raconte dans l’épisode « Internet au pays des Soviets » de l’émission France Culture « Une histoire de… l’Internet » la naissance anarchique de l’internet russe. A écouter ici 

En racontant l’histoire d’Anatole Klyosov et d’Andreï Soldatov, deux chercheurs soviétiques ayant eu un accès privilégié à Internet, il est possible de comprendre pourquoi la Russie d’aujourd’hui a eu tant de peine à reprendre le contrôle sur le réseau.

À l’Ouest, la cybernétique est en vogue, avec une quête de liberté éperdue, l’époque est à la libération de l’information.  À l’inverse, en URSS, on a la hantise de l’individu et de la circulation de l’information. La vérité du Parti était UNE, et la centralisation de l’information, PARTOUT. Inutile, dès lors, de permettre à chacun de faire circuler ses messages. Les photocopieurs, par exemple, sont suspects ; il faut une accréditation spéciale pour y accéder. Dans ce contexte, l’apparition de l’informatique dans le cadre du Parti Communiste pose bien des dilemmes.

Internet est arrivé un peu par hasard au pays des Soviets. Dans les années 1980, les chercheurs des grandes universités échangent de plus en plus à distance. Le courrier électronique s’est démocratisé dans le sillage d’ARPANET, la France vient de passer au Minitel. Et commencent à se développer les téléconférences, autrement dit, des sortes de colloques internationaux, mais à distance.

En 1982, l’Union Soviétique est loin de l’agitation suscitée par les premières téléconférences. C’est la fin de l’ère Brejnev, l’armée s’enlise en Afghanistan, et la Nomenklatura pourchasse les dissidents. Pourtant, un beau jour de printemps, l’Académie des Sciences reçoit une invitation et décide d’envoyer un camarade chercheur sur le Net : Anatoly Klyosov.

La Russie, un exemple unique au monde en cybernétique

Quelques années après cette expérience pionnière, c’est un tout autre personnage qui va précipiter la naissance, à proprement parler, de l’Internet soviétique : Andreï Soldatov. Il travaille à l’époque au Centre de recherche sur le nucléaire, et demande une ligne téléphonique internationale automatique. Il va alors créer le premier Fournisseur d’accès à Internet (FAI) soviétique, de manière tout à fait illégale et vend un accès à l’Internet mondial via sa machine qu’il a ironiquement nommée la « fenêtre sur l’Europe » (nom donnée à Saint-Pétersbourg par Pierre Le Grand).

Cette anarchie des débuts du RuNet, le segment russophone de l’Internet, n’a pas été sans conséquence sur la suite de l’histoire des réseaux en Russie et a même un impact aujourd’hui encore, sur les services en ligne utilisés par les internautes russes.

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« Où nous mènent les traces numériques ? Pratiques et apports de l’OSINT aux sciences sociales »

« Où nous mènent les traces numériques ? Pratiques et apports de l’OSINT aux sciences sociales »

Colloque GEODE et IRSEM
3 février 2022
Ce colloque sur le thème de l’OSINT s’est tenu le lundi 29 novembre au Campus Condorcet à Aubervilliers. Il a rassemblé 176 personnes sur la journée, dont plus de 50% de jeunes de moins de 25 ans et notamment des étudiants. 
 
Organisé par le centre de recherche GEODE (Géopolitique de la Datasphère) et l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire (IRSEM) en partenariat avec Paris 8, la Fabrique Défense (Ministère des armées) et l’Institut Français de Géopolitique (IFG) il a été l’occasion d’aborder l’utilisation de l’OSINT en particulier dans le contexte de la recherche et l’analyse géopolitique, mais également dans d’autres domaines tels que la défense, la cybersécurité, les métiers de l’informatique ou encore le journalisme. 
 
La journée a démarré par le propos introductif des organisateurs, Kevin Limonier, directeur adjoint de GEODE et Paul Charon directeur du domaine « Renseignement, anticipation et menaces hybrides » de l’IRSEM. S’en est suivie la présentation de Viginum (service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères) nouvelle agence de lutte contre les manipulations de l’information rattachée au cabinet du Premier ministre et placée auprès du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).
 
La première table ronde « l’OSINT comme pratique opératoire » s’est ensuite ouverte en compagnie de Roman Adamczyk (EU Disinfo Lab), Hugo Benoist (OSINT-FR), Mathieu Gaucheler (Maltego), Romain Mielcarek (Journaliste) et Clément Audebert (Preligens). Ils ont été invités à présenter leur structure et leurs travaux respectifs ainsi qu’à répondre aux questions du public. Nous avons pu apprendre par exemple les difficultés rencontrées lors des enquêtes menées par l’EU desinfo Lab, ONG bruxelloise. Le journaliste Romain Mielcarek souligne quant à lui que l’OSINT est un terme venu du monde du renseignement et que chaque discipline utilisant cette méthode d’investigation doit définir son cadre éthique. L’OSINT n’est par ailleurs qu’un moyen de recherche parmi d’autre qui ne doit pas exclure le terrain physique.
 
L’après-midi, la seconde table ronde « Méthodologie et OSINT : un outil pour la recherche » a donné la parole à quatre chercheurs sur leur expérience de cette méthode de collecte de l’information. 
Léa Ronzaud (Graphika) nous a évoqué les outils utilisés pour l’investigation -infructueuse- de son équipe dont l’objectif était de retrouver le responsable de la distribution de papier toilette à l’effigie de Joe Biden sur Times Square.
Hugo Estecahandy (GEODE) nous a offert une introduction au fonctionnement du bitcoin en partant d’une information repérée sur le site d’Égalité et Réconciliation.
Marie-Gabrielle Bertran (GEODE) a donné deux exemples d’OSINT sur l’internet russe, le premier relativement ouvert puis sur les données grises (leaks) en s’appuyant sur 2 affaires : le vol de données à SyTech, sous-traitant de plusieurs organes officiels russes et l’attaque du groupe Sands à Las Vegas par un groupe de hacktivistes iraniens.
• Pour finir, Ksenia Ermoshina (CNRS) a présenté en vidéo ses recherches sur les conséquences de l’annexion de la Crimée pour les infrastructures internet de cette région.
 
La session « Épistémologie de l’OSINT : apports et limites pour les sciences sociales » a afin clôturé la journée. Elle a apporté un certain recul sur ces investigations en « terrain numérique », autour de réflexions sur la valeur des données collectées grâce à ces méthodes, sur l’éthique et sur la limite de leur utilisation dans le cadre d’un travail de recherche. Hervé Letoqueux, président de l’Open Facto a rappelé ce qu’est « l’OSINT responsable », à savoir une information récupérée « sans ruse et sans stratagème ». Les autres intervenants Rayya Roumanos, (IJBA), Kevin Limonier (GEODE), Paul Charon (IRSEM) et Fabien Laurençon (IRSEM) ont apporté leur vision autour d’une certaine éthique de l’OSINT et sur la nécessité d’encadrer et d’organiser ce nouveau terrain de recherche.
 
L’équipe GEODE est très heureuse d’avoir participé à l’organisation et au contenu de ce colloque riche d’échanges et de retours d’expérience.
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Cartographie de la connectivité et de l’espace numérique en Asie centrale

Cartographie de la connectivité et de l’espace numérique en Asie centrale

RIPE
22 novembre 2021

Le RIPE a choisi de financer deux projets au cours de l’année 2021 dont celui de nos chercheurs GEODE Louis Pétiniaud, doctorant ; Kevin Limonier, directeur adjoint, qui supervise le projet ainsi que Loqman Salamatian, doctorant à l’université de Columbia.

Ce projet de recherche fait le lien entre Internet et la cartographie en réseau combinée aux techniques et méthodes de la cartographie géographique et géopolitique. Il explore et développe des méthodes visant à mieux comprendre les interactions entre l’Internet et l’espace topographique et géopolitique.

Il se concentre sur la macro-région de l’Asie centrale et en particulier le Kazakhstan et le Kirghizstan. Les chercheurs ont l’intention de produire un ensemble complet et diversifié de cartes et de visuels qui donneront un aperçu de l’internet local dans le contexte géographique et géopolitique de l’Asie centrale.

Cette région dispose d’un réseau plutôt enclavé, avec des connexions limitées aux principaux réseaux de l’internet, et avec peu d’infrastructures internet. Toutefois, la structure du réseau est en train de changer et pourrait être amenée à évoluer à un rythme plus rapide dans les mois à venir, étant donné les investissements techniques et géopolitiques des acteurs étrangers dans la région.

L’objectif principal du projet est de développer une cartographie de l’espace numérique à trois niveauxarchitecture de routage, chemins de données et latence – et d’élaborer des méthodes pour les appliquer à des cartes topographiques qui incluront des données qualitatives géographiques et géopolitiques.

Retrouvez toutes les informations à propos de ce projet sur le site du RIPE !

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